JÉROME CADEAC

MAGICIEN

POUR EN SAVOIR PLUS

FORMATION

Il doit le déclenchement de sa passion pour l’illusionnisme à sa rencontre avec Jean Faré, qui fut l’unique élève (puis par la suite ami proche) du légendaire Ed Marlo de Chicago.

Ed Marlo a révolutionné la magie des cartes, et tous les spécialistes de la discipline lui doivent quelque-chose. A son tour, le mentor de Jérome a su lui transmettre le plaisir du cheminement vers la perfection et le goût d’en partager les fruits.

INSPIRATION

Elle est liée au drame que vit la magie. Le mentalisme américain Max Maven le résume très bien : En moins d’une centaine d’années, les magiciens du 20ème siècle ont réussi une chose assez extraordinaire :

Ils ont prit une forme d’art intrinsèquement profonde, riche d’une Histoire de plusieurs millénaires, et l’ont rendue puérile. Une forme d’art qui, maitrisée, nécessite la connaissance de plusieurs disciplines : la science (physique, mathématique, chimie), la psychologie, la mécanique, la mise en scène, le jeu d’acteur…

De plus, s’il s’agissait d’une simple distraction pour enfants, alors pourquoi l’intelligence de personnes adultes parfois très cultivées se heurte t’elle à la compréhension d’un simple tour de magie ?

Il puise donc son inspiration dans de nombreux domaines : de la musique à la peinture, en passant par la littérature, le cinéma, les voyages ou  bien encore certaines rencontres…

AMBITION

Il est magicien depuis près de 25 ans. Mais il a prit conscience il y a peu de temps seulement, que l’art magique, avec son Histoire, ses créateurs, étaient le seul domaine dans lequel ses représentants n’ont rien à dire.

Par là il entend que contrairement à la peinture, la musique, la littérature, aucun message n’est véhiculé. Aucune prise de position. On ne se « livre » pas au public. Et on ne le fait pas réfléchir. Il ne parle pas d’une réflexion sur la manière dont fonctionne le tour qu’ils viennent de voir, mais une réflexion sur son sens. Après tout, une scène n’est-elle pas une tribune ?

Son ambition pour les prochaines années est donc de se servir de cette tribune et de donner un sens à tout cela. Utiliser son art comme un moyen d’expression, plutôt que comme une succession de « puzzles ». Cela passe forcement par l’écriture, le choix de nouveaux effets, le ré-habillage d’anciens…et à titre personnel par une remise en question.

PREMIER TRAVAIL

À 26 ans.

ANECDOTE

Celle qu’il n’oubliera jamais : Après un spectacle sur la scène du Musée de la Magie à Paris, une famille avec deux enfants laissent sortir les autres spectateurs, et viennent timidement le voir pour le féliciter, mais surtout pour lui poser une question à laquelle il ne s’attendait vraiment pas. « Il parait que si à vous autres, magiciens, on vous met un crapaud mort dans la poche gauche de votre veste, vous perdez vos pouvoirs ? »

Il a été tenté pendant une fraction de seconde de leur répondre que c’était dans la poche droite, mais en entendant leur accent et en les observant, il a rapidement compris qu’ils devaient probablement venir d’un village d’une région rurale dont ce genre de croyances ancestrales fait encore le charme de nos jours.

Ce qui était le cas. Ils étaient fermiers dans le Berry. Se moquer aurait été déplacé…voire méchant.

CITATION

« N’oubliez pas de divertir des inconnus. En le faisant, certains ont diverti des Anges sans en avoir conscience. »

– Richard « the Cheat » Turner